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LES DRÔLES DE POISSONS CHATS

LES DRÔLES DE POISSONS CHATS

La force des liens familiaux dans l’adversité …

Synopsis : Claudia a 22 ans et vit seule dans une grande ville du Mexique. Une nuit, elle atterrit aux urgences pour une crise d’appendicite. Elle se lie d’amitié avec Martha, qui occupe le lit voisin. Martha a 46 ans, 4 enfants, et une inépuisable joie de vivre. A sa sortie de l’hôpital, Martha invite Claudia à habiter chez elle. D’abord désorientée par l’organisation chaotique de la maisonnée, Claudia trouve progressivement sa place dans la tribu. Et tandis que la santé de Martha s’affaiblit, le lien de Claudia avec chaque membre de la famille se renforce jour après jour.

Réalisateur : Claudia Sainte-Luce

Acteurs : Ximena Ayala, Lisa Owen, Sonia Franco, Wendy Guillèn, Andrea Baeza, Alejando Ramirez-Munez

Durée : 95 minutes

Distinctions et récompenses : Meilleur film, prix du jury jeune au festival de Locarno 2013 ; prix d’interprétation féminine au festival de Biarritz 2013 ; prix de la critique internationale au festival de Toronto 2013

Thématique abordée : La force de liens familiaux dans l’adversité

Note d’intention de la réalisatrice Claudia Sainte-Luce

De mon passé, je préfère ne garder en mémoire que les détails qui me réjouissent et pas ceux qui m’attristent.
J’ai souhaité raconter l’histoire de Martha. Je l’ai connue à Guadalajara, quand j’avais 22 ans et depuis, cette rencontre est devenue mon « histoire de chevet », celle à laquelle je pense, de temps à autre, pour me remonter le moral lorsque j’en ai besoin. Quand je me remémore cette période de ma vie, les faits et les lieux s’étoffent de détails fantasmés et magnifiés… le vieux sofa de Martha m’apparaît plus majestueux qu’il ne l’était, recouvert d’un tissu qui n’a sans doute rien à voir avec l’original mais c’est ainsi que j’aime m’en souvenir. Les protagonistes eux aussi participent à la création de ce « faux » souvenir. Ma mémoire a su sélectionner et reconstruire les plus beaux moments de notre rencontre, les plus percutants aussi.

L’histoire de mon film s’articule autour de Claudia, jeune femme solitaire qui travaille dans un supermarché et se protège de tout contact social.
A la suite d’une crise d’appendicite, elle rencontre Martha, sa voisine de chambre atteinte d’une grave maladie chronique. Martha a 46 ans. Elle est mère de 4 enfants. Elle est enthousiaste, chaleureuse, optimiste et drôle : c’est une amoureuse de la vie. Elle s’attache à Claudia, l’accueille chez elle et lui apprend à savourer l’instant présent. Claudia trouve en Martha la mère qu’elle n’a jamais eue, et sa place au sein d’une famille tourbillonnante.

LES DRÔLES DE POISSONS-CHATS se situe entre drame et comédie. Comédie parce que les personnages se rient de leurs infortunes. Drame parce qu’ils n’ont pas vraiment le choix.
Nous sommes seuls dans la vie. Mais la rencontre entre deux personnes qui partagent les mêmes sentiments peut rendre cette vie plus légère.

 

Le temps d’une soirée, découvrons la force des liens familiaux dans l’adversité.

Ce film est avant tout un hymne à la vie qui nous ramène à l’essentiel : ce lien qui nous unit à nos proches. Le lien du sang autant que celui du cœur dès lors que l’on sait la vie courte et qu’il faut la célébrer avec force. Prendre soin les uns des autres est source de bonheur. C’est ce que Martha a construit, c’est son héritage, sa transmission.

« En regardant sa propre histoire, la réalisatrice explore, avec délicatesse, un mystère. Que s’est-il passé, que s’est-il joué entre elle et Martha ? Claudia, qui vit dans une grande solitude, est, d’abord, spectatrice de cette tribu où chacun a son grain de folie. Et puis, progressivement, elle entre dans la danse… Pour Martha, ce temps d’adaptation n’existe pas. Auprès d’elle, Claudia a tout de suite sa place. Comme si elles se reconnaissaient… Une jeune fille qui n’a pas eu de mère en trouve une, et une femme qui aime ses enfants trouve une fille de plus. La réalisatrice réussit à suggérer la grâce de ce croisement miraculeux. Au moment où la vie se dénoue — car chacun sait Martha condamnée — un lien se noue. C’est dit avec une pudeur magnifique, à l’image du titre, qui désigne un petit aquarium cocasse et accessoire, chargé d’une affection secrète. L’attachement est une drôle d’histoire. Qui finit, ici, par devenir carrément déchirante. »

Frédéric Strauss, Télérama

« Les silences, les plans fixes sur des scènes peu dialoguées, empruntées à un quotidien presque ordinaire, s’ils semblent parfois un peu longs, donnent à ce film délicat un rythme lent qui sied bien à son propos : retenir le temps quand la vie s’en va. »

Corinne Renou-Nativel, La Croix

Afin de connaitre les lieux et les dates des diverses soirées Habemus autour de « Les Drôles de Poissons Chats », rendez-vous dans l’onglet « Saison », « Saison 2016-2017 ».

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