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Terra Ferma

Terra Ferma

… Terre d’espoir, chemin de douleur

Terra Ferma est une fable profonde sur l’arrivée de clandestins au sein d’une petite communauté insulaire.

Lampedusa est devenue en quelques années la destination touristique pour les Italiens et une terre d’échouage pour des milliers de migrants africains qui bravent la mort sur des embarcations de fortune dans l’espoir d’une existence un peu meilleure. La loi italienne, comme en France et dans d’autres pays d’Europe, interdit qu’on leur vienne en aide.

Un film écrit comme une fable 

Révolté par cette interdiction, Emanuele Crialese, auréolé du grand prix du jury à la dernière Mostra de Venise, a écrit Terraferma comme une fable. Voici donc Filippo, ado candide vivant seul avec une mère désireuse de quitter sa petite île, aidant son grand-père à vivre encore un peu – mais si chichement – du produit de la mer.

L’été arrivant, la famille décide de louer la maison, rendue proprette, à de jeunes touristes. Rafraîchis, les bateaux de pêche servent aux escapades en mer. Une mer qui amène dans le même temps son lot de réfugiés, à demi morts d’épuisement, que les autorités s’empressent de boucler dans des zones sécurisées. Un jour, en toute illégalité, Filippo et son grand-père recueillent un petit groupe et en viennent à héberger une jeune femme enceinte. Un débat naît alors au sein de la petite communauté de pêcheurs, où la loi de la mer et son devoir absolu d’assistance viennent s’opposer à la loi des hommes.

Un très beau film, profond 

Sur un thème qui ne souffre pas de réponses simplistes, Emanuele Crialese signe un très beau film, profond, traversé de petits moments de respiration, de clin d’œil à l’histoire du cinéma italien, évoquant subtilement ce qui peut séparer l’évidence d’un élan fraternel et la complexe réalité du monde.

Arnaud Schwartz (Journaliste et critique de cinéma à La Croix)

Du sort des immigrants dépend celui de ceux qui les accueillent. Ou pas.

Le temps d’une soirée, laissons-nous bousculer … migrons vers l’Autre !

Les scènes du film créent un certain malaise et nous conduisent à nous poser des questions.

 

La réalité présentée, tristement concrète, bouscule certaines de nos certitudes intellectuelles et morales, nous obligeant à nous interroger : « Que ferions-nous à leur place ? », « Face à l’Autre, que faisons-nous ? », « Nous laissons-nous bousculer ? », « Exerçons-nous correctement notre humanité ? ».

 

Les équipes locales Habemus Ciné ! et les divers intervenants invités à témoigner seront très heureux de vivre ces moments de partage, toujours riches et enrichissants, avec vous.

Afin de connaitre les lieux et les dates des diverses soirées Habemus autour de « Terra Ferma », rendez-vous dans l’onglet « Saison », « Saison 2015-2016 ».

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